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reportage Le republicain lorrain

reportage Le republicain lorrain

Patrick Ostolani chez C’Fany Fitness à Clouange, la salle de sport où il a ses habitudes. En 2007, il était capable de soulever 250 kg de fonte en position allongée ! Un peu moins aujourd’hui, mais cela reste impressionnant.

Photo Maury GOLINI

Champion du monde de culturisme en 2007, Patrick Ostolani est l’une des références françaises de la discipline. Depuis quinze ans, il a accumulé les succès et su tirer profit de son image pour développer d’autres activités.


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Une trentaine de titres en quinze ans de carrière. Le CV de Patrick Ostolani est impressionnant. Si l’athlète lorrain n’en retenait qu’un, ce serait bien évidemment son titre de champion du monde décroché en 2007 en Corée du Sud. « C’est ce qui m’a permis de passer professionnel aux États-Unis dans la foulée », explique-t-il.

Pas très populaire en France, la discipline est en revanche valorisée de l’autre côté de l’Atlantique, mais aussi en Allemagne, dans les pays du Proche-Orient ou en Europe du Nord. « Quand les gens te croisent dans la rue là-bas, ils te félicitent, te disent que tu as dû beaucoup travailler pour en arriver là ; alors qu’en France, on sent que les gens portent un jugement négatif, sont jaloux. »

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54 cm de tour de bras au meilleur de sa forme : Patrick Ostolani est un cador dans sa discipline. La preuve : le plus illustre des champions de culturisme, Arnold Schwarzenegger, avait un tour de bras de 55,8 cm. Schwarzie, c’est la légende. Le modèle à suivre. Celui qui a donné envie à Patrick Ostolani de se tourner vers cette discipline à l’âge de 28 ans après avoir pratiqué la gymnastique et les arts martiaux à haut niveau. « J’avais des prédispositions physiques pour le sport », glisse l’athlète de 43 ans. On veut bien le croire.

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110 kg pour 160 cm. Au plus haut de sa forme, au moment de son titre de champion du monde en 2007, Patrick Ostolani était monté jusqu’à 110 kg ! « Je suis retombé à 96 kg aujourd’hui. Le surpoids, même quand c’est du muscle, ça fatigue l’organisme. »

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Côté régime alimentaire, Patrick Ostolani en connaît un rayon. Le champion a d’ailleurs lancé sa propre marque de compléments alimentaires et a ouvert une boutique spécialisée à Amnéville. Quant à son alimentation, elle est hyperprotéinée. « En moyenne, je mange 40 œufs par jour, c’est le meilleur acide aminé. J’en ai mangé jusqu’à 100 par jour avant des compétitions. Je mange aussi beaucoup de fruits et légumes, du riz, mais très peu de viande. »

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Il y a quelques années, Patrick Ostolani s’entraînait deux heures par jour. Désormais très pris par son magasin, son activité de coach (il conseille pas mal d’athlètes) et le développement d’une marque de vêtements, il porte moins de fonte tous les jours, mais continue de fréquenter assidûment sa salle de fitness de Clouange pour garder la forme et « pour se faire plaisir ».

La compétition ? Il continuera à en faire, dans la catégorie vétérans. Mais, désormais, c’est vers la publicité et le cinéma qu’il aimerait se tourner. Mais pas pour faire n’importe quoi. « J’ai déjà refusé pas mal de propositions. Si c’est pour stigmatiser le bodybuilding, ce n’est pas la peine. Ce que je veux, c’est montrer que, quand on est sportif de haut niveau, on développe aussi tout un tas d’autres compétences. »

Retrouvez toutes nos photos sur notre site www.republicain-lorrain.fr

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Patrick Ostolani a 43 ans. Né en Meurthe-et-Moselle, à Jœuf, il vit aujourd’hui à Briey mais a effectué une bonne partie de sa carrière professionnelle en Moselle. Notamment à Amnéville où il possède donc une boutique spécialisée dans la vente de compléments alimentaires. Après avoir travaillé pendant des années à l’usine (à la Sovab ou chez PSA notamment), il est devenu professionnel de culturisme à partir de 2008. Depuis, il vit de sa passion. Des revenus qu’il tire de ses compétitions mais aussi des activités (magasin, coaching) qu’il a développées en lien avec sa discipline.

« Je n’ai pas fait du bodybuilding pour me la péter dans la rue »

Gymnaste de haut niveau à l’adolescence, Patrick Ostolani a dû changer de discipline suite à des problèmes de santé. Il a découvert le culturisme sur le tard après avoir été inscrit à un concours à son insu. Un concours qu’il a terminé à la deuxième place sans préparation spécifique ! L’aventure pouvait commencer. Elle l’a emmené aux quatre coins du monde avec de multiples titres à la clef.

Fabien SURMONNE.